Gérard Depardieu: « Je n’ai rien lu sur DSK »

February 21, 2020 0 By JohnValbyNation

Il est la tête d’affiche du film événement d’Abel Ferrara, Welcome to New York, librement inspiré de l’affaire DSK. Dans les colonnes de Télérama, Gérard Depardieu revient sur ce rôle atypique, sa vie hors de France, ses envies.

Déjà en mai dernier, le film d’Abel Ferrara défrayait la chronique avec son titre ironiqueWelcome to New York. Trois ans après le scandale du Sofitel de New York – Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du FMI, est accusé d’agression sexuelle et jeté en pâture aux médias du monde entier -, le réalisateur s’inspire librement de l’affaire pour en faire un film controverse. Dans le rôle titre: un Gérard Depardieu, impeccable dans la peau de Devereaux. Un rôle qu’il n’a pas nourri des images de DSK alors relayées par la presse. «Je n’ai revisionné aucune des images qu’on a prises de lui, et je n’ai rien lu, raconte-t-il dans les pages de Télérama. Sauf le descriptif qu’a fait le FBI des événements. Le reste, de ses explications avec Claire Chazal à celles, récentes, d’Anne Sinclair avec Laurent Delahousse, m’a semblé truqué jusqu’à l’obscène.»

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Plus encore, le monstre du cinéma avoue sans détour son dégoût pour son personnage. «De toute façon, on est souvent meilleur dans les rôles qu’on n’aime pas, poursuit-il. On n’y est pas piégé par l’affect.» Insistant sur sa volonté avant tout de «montrer le drame d’être traqué, puis inculpé. Qui qu’on soit. Montrer combien la chair peut être triste, aussi.» Pour l’épicurien, le sujet est brûlant. Lui, l’exilé polémique, passe désormais plus de sept mois de l’année hors de France. Dans son fief de Mordovie en Russie, à Moscou, en Italie. «Mon foyer est là où les gens m’aiment et là où j’aime les artistes, confie-t-il à Télérama. Je peux vivre n’importe où. Partir n’importe quand.» Difficile pour lui de ne pas glisser au passage sa maxime désormais leitmotiv: «gagner de l’argent en France est trop compliqué.»

Produit par Vincent Miraval et Brahim Chioua, Welcome to New York n’a toutefois pas été sélectionné pour le festival de Cannes. Hors de question pour autant de passer à côté de cette publicité: présenté lors d’une projection en marge du festival, il sera disponible directement sur internet pour la modique somme de 7 euros, en sautant la case cinéma. Welcome to New York, disponible en VOD le 17 mai.