Ce qui nous lie sur Canal + Family : comment Klapisch a laissé maturer son film pendant 7 ans…

December 5, 2019 0 By JohnValbyNation

“Ce qui nous lie” est diffusé ce soir sur Canal + Family. L’occasion de revenir sur la genèse de ce film sorti en 2017 mais que Cédric Klapisch voulait réaliser depuis 2010…

Ce qui nous lie de Cédric Klapisch

Avec Pio Marmai, Ana Girardot, François Civil…

De quoi ça parle ? Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent. 

Cédric Klapisch avait commencé à réfléchir sur un film ayant pour cadre spatial le milieu viticole en 2010, avant de s’atteler à son précédent long métrage Casse-Tête chinois (2013). Le réalisateur avait ainsi contacté, cette année-là, son ami viticulteur Jean-Marc Roulot (également comédien, à l’affiche de Ce qui nous lie) qui lui a permis de prendre des photos pendant ses vendanges en Bourgogne et s’immerger dans cet univers qui le passionne depuis toujours.

Finalement, comme les dix ans de la sortie des Poupées russes approchaient, Klapisch et son producteur Bruno Levy ont pris, en 2011, la décision de se consacrer à Casse-tête chinois. Le mauvais temps durant les vendanges de 2011, 2012 et 2013 aurait de toute manière rendu les choses délicates en matière de tournage dans les vignobles de Bourgogne. Ce n’est qu’une fois ce troisième volet de la célèbre trilogie portée par Romain Duris achevé que le metteur en scène s’est lancé dans Ce qui nous lie.

Notons également que Klapisch comptait, lorsque le projet en était à ses débuts, centrer son histoire sur le rapport entre un père de 70 ans et son fils de 40 ans (il en avait même parlé à Romain Duris). Le cinéaste laissa finalement tomber cette idée pour évoquer quelque chose de plus proche de l’enfance. “J’avais envie de parler du passage à l’âge adulte. Donc automatiquement j’ai baissé l’âge des personnages. Et je suis parti sur l’idée de deux frères et une soeur”, a-t-il confié dans le dossier de presse de Ce qui nous lie.

Voir tous les secrets de tournage de Ce qui nous lie

Ce qui nous lie :"Klapisch arrive à capter le joyeux bordel de la vie"